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AKAR!!! PLUS DE 3.000.000 D'HABITANTS. SON AGGLOMÉRATION, COMPRENANT LES
DÉPARTEMENTS DE DAKAR, GUEDIAWAYE, PIKINE ET LA VILLE DE RUFISQUE, EST AUJOURD'HUI
LA CAPITALE DE LA RÉPUBLIQUE DU SENEGAL ET DE LA RÉGION DE DAKAR.
Dakar !!! C'est "mythique" nous a dit Blandine. Je veux bien. Mais seulement dans l'idée qu'on se fait de Dakar
  Ici, c'est un concentré de bruit, de poussière, d'odeurs (pas toujours désagréables) ...
  Je vais essayer de vous faire partager notre première vision de Dakar, lorsque l'on se promène à pied.

  Dans les rues, tout ce qui peut rouler se croise : les camions, petits et immenses; les voitures : neuves,
  vieilles, cabossées; les motos; les carioles tirées par des ânes ou des chevaux; les charettes poussées par
  des hommes; les taxis : jaunes et noirs.
  Ce qui nous fait respirer un maximum de poussière sans parler de la pollution environnante
  Ah!!! La pollution. Mais comment fait le petit train pour ne pas dérailler. Les rails disparaissent sous les ordures,
  les sacs plastique, etc...
  Et le bruit!!! Entre les klaxons, les gens qui s'interpellent, les moteurs un peu poussifs, le train qui averti qu'il passe,
  nos oreilles sont comblées.
  C'est vrai que cela fait plusieurs années que nous cotoyons des îles.
  C'est aussi vrai que nous avons un peu oublié les nuisances d'une très grande ville.

Alors, pour ne pas rester sur une image aussi peu engageante de l"agglomération. Allons visiter son centre.
  Comme dans toutes les grandes villes, la circulation est importante. Seul diffère l'aspect des   .
  Mais c'était trop beau. Impossible de faire un pas sans se faire accoster, gentiment bien sùr.
  Le but étant toujours le même : vous soutirer de l'argent.
  Comme tout le monde, la première fois on s'est fait avoir, mais ensuite nous avons su gardé nos distances.
  Alors nous avons pu nous promener, tranquillement, et admirer cette ville si vivante et au patrimoine très riche.

Nous voici devant la cathédrale. Immense bâtiment blanc dont la façade est ornée de   .
  Nous nous engageons sur le boulevard de la République bien encombré. Des voitures présidentielles font un
  véritable ballet. Pourquoi ? C'est en arrivant devant celui-ci que nous comprendrons.
  Nous n'avions pas remarqué les drapeaux flottant aux lampadaires. Ces derniers sont aux couleurs du Sénégal,
  normal, et aux couleurs du Liban. Il y a du mouvement sur les marches du   .
  Un militaire nous demande de circuler. Nous traversons la rue et nous retrouvons, un peu plus loin,
  mais toujours devant le palais. Au moment oû nous regardons la carte du centre, un autre nous demande, aussi,
  de circuler. On ne doit pas stationner devant le palais. OK
  Nous descendons, regardons notre carte et remontons.
  Nous n'oublions pas de demander si nous avons le droit de passer devant pour continuer notre route.
  Aucun problème. Il faut circuler... Alors circulons... Nous nous retrouvons place   .
  Nous voulons aller voir la Grande Mosquée. Nous descendons plusieurs boulevard, passons devant l'ambassade
  américaine (interdit de prendre des photos), arrivons place Washington. Cela semble logique. Nous traversons les
  rues marchandes du quartier des libanais et autres pour arriver place d'Oran. Nous ne sommes plus loin.
  Nous apercevons le haut minaret. Un grand parc, une école coranique et derrière, la grande   .
  Nous retournons place de l'indépendance. Il faut croire que tous les marchands de pneus se sont donnés
  rendez-vous ici. Il y en a des montagnes. Nous traversons, encore, un grand marché et arrivons devant
  l'Hôtel de   .

Nous repartons au bateau. Cette balade nous a donné chaud. En arrivant au C.V.D. (Centre de Voile de Dakar)
  nous nous installons au bar et dégustons une "gazelle", la bière locale.
  Il est vrai que Dakar ne nous a pas emballé. Aussi nous décidons de ne pas traîner ici.
  Mais avant de partir faisons un tour d'horizon de la vie qui nous   .
  Il n'y a pas que sur le môle et sur la jetée que nous apercevons des oiseaux. La preuve en   .
  Avant de nous quitter, quelques photos pour honorer ces courageux pêcheurs qui partent tous les   .
  Au C.V.D. le service est de mise. Moussa fait la navette du ponton aux bateaux ancrés dans la baie.
  Taffa, moyennant monnaie, vous rend de multiples services : plein d'eau; de gas-oil; nettoyage du bateau, etc...
  Il y a aussi ces quatre femmes. Elles viennent ici pour vendre leurs produits.
  Nous avons Mama Nougat, comme son surnom l'indique elle vend du très bon nougat tendre,
  fabrication artisanale. Mais elle vend aussi des cacahuètes, grillées maison, sans sel, sans matière grasse.
  Un vrai délice. Il y a Mama Bijoux. Elle coud tout ce que l'on veut. Donnez-lui un modèle, elle vous le reproduit
  couleur sénégal. Mama légumes. Ces derniers et ses fruits sont sains et tiennent bien quinze jours dans le bateau.
  Elle se démène pour vous vendre ce qui se fait de meilleur.
  Nous avons aussi Mama Fatou. Cette dernière lave le linge, très bien. Elle fournit les œufs, etc...

De retour à Dakar, après notre périple dans le Siné Saloum, nous avons constaté quelques changements.
  Maintenant il y a un restaurant. Un vrai, avec les nappes blanches sur des tables rondes, des verres à vin et un
  "grand chef cuisinier", Gilles. Il se met en quatre pour vous cococter des petits plats. Il fait ses sauces à l'ancienne,
  lui-même. Comme tous les "grand chef", il aime venir vous voir et parler avec vous lorsque vous dégustez ses
  plats. Une vraie cuisine française qui nous réjouit le palais.

Voilà, pour nous c'est le départ. Nous descendons vers le Sine Saloum. Nous partons de nuit pour être
  à temps, demain, devant la passe de Djifer.
  Il y a beaucoup de vent lorsque nous relevons l'ancre. Gwenalys avance, avance. Nous slalomons entre
  les nombreux cargos ancrés dans la baie et au large.
  Le dernier a une allure bizarre. C'est en approchant que nous comprenons. Il doit être en panne de moteur.
  Un remorqueur l'éclaire sur le devant et seule une lampe rouge signale son babord. Ils vont lentement,
  lentement pour remonter au port.
  Nous, nous sommes maintenant libres. Le vent se sauve. Nous descendons doucement. Heureusement, car
  c'est au matin que nous découvrons tous les filets qui hantent les abords de Djifer.
  Nous longeons une grande plage de sable blanc. S'il n'y avait pas la couleur de l'eau on pourrait s'imaginer
  arriver dans un atoll du   .

On peut toujours rêver. Pourtant ce n'est pas le moment. La passe se rapproche, les fonds remontent aussi.
  6m, 5m, 4m. Cela va t'il s'arrêter ?
  Nous regardons attentivement le trajet suivi par les pirogues des pêcheurs. Elles passent derrière une
  série de piquets. Pendant ce temps les fonds continuent de remonter. Et enfin !!!
  11m, nous sommes dans le saloum. Des mouettes ont élu domicile sur les piquets que nous longeons
  consciencieusement. Un peu trop à droite et ce sont les hauts-fonds qui nous   .

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